Labyrinth of Refrain – Coven of Dusk

Critique par Yann Grenier

Le RPG classique de donjon existe depuis longtemps. Depuis les jeux Ultima jusqu’à la série Wizardry, nous avons été confrontés à un genre qui reste très nichée dans un marché spécifique, mais toujours incroyablement convainquant quand ils tombent dans les mains de bon développeur. Alors, lorsque Nippon Ichi – le studio japonais le plus connu pour ses jeux tactique – tels que Disgaea – à révélé qu’il travaillait sur une réimagerie moderne, nous étions intrigués de voir ce qu’il pouvait en tirer.Le résultat – Labyrinth of Refrain: Coven of Dusk – est une étrange petite curiosité qui réussit à se libérer des jeux qui ont ouvert la voie, tout en saupoudrant un peu de la magie de Nippon Ichi qui a fait de Disgaea une franchise si durable.

Le concepteur et l’équipe de compositeurs Takehito Harada et Tenpei Sato apportent avec eux une bande sonore et un style d’art qui vous feront dire un gros WOW. Ce jeu à une approche très adulte par sa narration, avec des jurons, des thèmes sexuels et une scène incroyablement inconfortable – le tout en seulement quelques heures.

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Les scènes cinématiques de Labyrinth of Refrain vous amèneront peut-être à penser que vous jouez comme Dronya, une sorcière qui a de la gueule et une magie qui lui permet d’entrer dans les tunnels du labyrinthe pour les débarrasser des monstres qui en émergent. Ce donjon est rempli d’une substance verte appelée miasme qui est mortelle pour les humains, alors Dronya ne peut pas s’en occuper elle-même. Bénéficiant du Tractatus de Monstrum – un livre légendaire écrit par le seul homme à avoir survécu à un voyage dans le labyrinthe – Dronya lance le tome avec une série de marionnettes à propulsion magique pour faire le travail pour elle. Le seul problème est que ce livre a sa propre âme et vous réalisez rapidement que vous voyez réellement cette histoire étrange et fantastique de la part de ce volume poussiéreux. C’est certainement un angle narratif étrange, mais il offre un moyen pratique d’explorer les donjons en contrebas et de regarder l’aventure de Dronya et Luca dans Refrain.

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Vous construisez une équipe pour affronter le labyrinthe en prenant une marionnette en bois et en lui insufflant une âme. Vous pouvez choisir parmi 12 types de personnages répartis en six classes différentes (connues sous le nom de facettes). Ces marionnettes peuvent aussi être endommagées au combat. Lorsque vous revenez à la sécurité de la caravane de Dronya, vous pouvez les réparer, transférer une âme dans un nouveau corps ou détruire complètement votre serviteur en bois. Vous pouvez ensuite assigner vos marionnettes à une équipe, ou «Coven», comme cela est connu dans le jargon du jeu. Vous pouvez en avoir jusqu’à trois dans une brigade  et cela vous permet de créer et de personnaliser la composition de chaque Coven.

Il faut un peu de temps pour vraiment apprécié les nuances entre chaque personnage et à quel point un Coven fonctionne bien avec un autre, mais une fois assimilé, vous pouvez vraiment vous enfoncez dans des combats au tour par tour en toute confiance. Et bien que les donjons ne soient pas générés de façon procédurale, les combats sont aléatoires, de sorte que vos déplacements périodiques dans le labyrinthe sont presque toujours différents à chaque fois.

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Le jeu fonctionne parfaitement bien sur Switch que ça soit en portable ou ancré. Les ressources artistiques sont captivantes dans la plupart des cas, mais il existe des contours irréguliers lors de l’exploration du donjon en mode ancré. Le design du donjon se veut un retour à la simple présentation de Wizardry et autres, mais il peut être un peu trop brute par rapport à la qualité de ses sprites et de ses cinématiques- rien de drastique ou de vraiment dérangeant, en général je crois que personne ne s’en rendra vraiment compte et forcément un update viendra donner une couche de lustre de plus, bien qu’il n’en ai pas vraiment besoin.

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Un des très bon RPG cette année dans son style spécifique, il est peut-être ce qui est arrivée de mieux au genre – un peu comme Octopate Traveler l’a fait pour le style JRPG. Une réussite sur toute la ligne avec une durée de vie colossale ! Un achat Day One pour les fans du genre et une découverte pour les joueur a esprit ouvert.

Merci à l’équipe de SNK et de NIS America pour le code-presse, mais surtout pour leur confiance !

Pour la bande-annonce de cette merveille, c’est ici !

Note : 9/10

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